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 Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology

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Kayla Storm
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MessageSujet: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 17 Oct - 22:14

LES TEMPS LES PLUS INQUIETANTS

Ou comment regretter chaque geste de sa vie

Avant-propos: Millie Sawyer, rentrée du temps des Maraudeurs, va de surprise en surprise, aussi bien dans son monde que dans celui de Harry Potter. Cette fois-là, ce n’est pas dans le même espace temps qu’elle atterrit. En fait, elle aurait peut-être même préféré rester chez elle…



Chapitre Un: Une irrésistible envie de sommeil


    Un mouton… deux moutons… trois moutons… un gigot… deux gigots… oh, bon sang! Ça a déjà marché, vous, cette histoire de moutons pour essayer de dormir? Moi, jamais. Et Dieu sait que j’essaye, depuis environ… deux heures et demie. Et à force de m’imaginer des moutons bondir de partout, j’avais une de ces faim! Je comptais depuis plus d’une heure, et dès que j’arrivais à mille moutons, je décrétais que le berger en avait assez et je recommençais à zéro. Non mais quoi? Je n’allais pas compter jusqu’à six billions deux cent seize milliards, neuf cent quatre-vingt dix-sept mille six cents soixante-seize non plus! Rien que de penser à un nombre pareil, un mal de crâne épouvantable s’ajoutait à mon ventre gargouillant désespérément.
    Pour ceux qui n’ont pas reconnu mon super humour, ma joie de vivre, et ma faim lancinante, pour ceux qui n’auraient pas pris le temps de lire mon premier « journal » appelons-le comme cela, je suis Millie Sawyer. J’ai présentement dix-sept ans, des cheveux bruns, des yeux noirs, qui restaient d’ailleurs ouverts sur le plafond de ma chambre, alors que je devrais roupiller depuis plus de quatre heures.
    Peut-être n’arrivai-je pas à dormir parce que j’étais dans un état d’excitation les plus total. Mais vu que si j’entame directement le pourquoi, vous n’allez rien comprendre, oui, vous, qui n’avez pas lu l’année de mes quinze ans, pourtant si extraordinaire vu que j’y figurais… pour ceux qui l’auraient lu: mon narcissisme n’a pas changé d’un poil, et vous aussi vous allez avoir droit au résumé.

    Alors voilà. Je me suis endormie bêtement en lisant un Harry Potter, et je me suis réveillée… au temps des Maraudeurs. Oui, oui! Moi aussi, je n’y croyais pas, rassurez-vous… en plus le « je m’endors et pouf je suis à Poudlard » ça fait cliché, mais c’est bien ce qu’il s’est passé. Une fois familiarisée avec l’endroit… faut dire que cela n’a pas été dur, j’avais lu les sept bouquins… une fois familiarisée, donc, je me suis fait un ami: Severus Rogue. Mais il se la jouait à la Dark Vador en plongeant du côté obscur de la Force, et finalement, presque contre mon gré, je suis également devenue amie avec James Potter, Sirius Black, un peu Peter Pettigrow, et surtout… Remus Lupin. J’en suis rapidement venue à « découvrir » le secret de ce dernier, et disons que… nous nous aimions beaucoup. Mais rapidement, je me suis rendue compte que ma présence ici avait un but: ne pas changer le futur. Et pour cela, il fallait que je sois là, bien que je n’apparaisse jamais dans les livres de Rowling… ce qui est bien dommage d’ailleurs. Pour donner un exemple: c’est moi qui ait cassé la marche dans laquelle Neville Londubat, des années plus tard, se casse la figure. Et j’en suis pas fière, j’ai failli mourir, ce jour-là, si Black ne m’avait pas sauvée. Enfin, j’ai failli mourir plein de fois, cette année-là, la plus riche en rebondissement! Au final, j’avais été mordue par un vampire, attachée à un arbre pour me faire dévorer par mon petit ami de loup-garou, manquée d’être tuée par une Bellatrix Black en colère, traitée de « Serpentard à la manque » et d’autre joyeusetés. Eh oui, je suis à Serpentard, et ce pour mes innombrables qualités, genre l’intelligence, la ruse, la rapidité, la faculté de se tirer des ennuis rien qu’avec son magnifique cerveau (l’intelligence donc), le narcissisme, le génie, la beauté et… oui, la modestie aussi. D’ailleurs, je m’étonne encore que James Potter ait eu l’ouverture d’esprit de m’accepter dans son petit groupe de Vadrouilleurs, ou Maraudeurs. En fait, là, je fais comme si j’avais oublié mais ce n’est pas le cas. Partie à la fin de l’année scolaire, ayant passé mes BUSE avec brio… bon, d’accord, ayant eu quatre BUSE sur huit, même un an après, je désespérais de ne plus voir mes amis.

    Aujourd’hui, la vie dans laquelle je vivais me paraissait terne, à côté des couleurs magnifiques de Poudlard, elle me paraissait fade après le goût d’excitation du château, elle me paraissait froide après avoir connu les bras de Lunard… en bref, je voulais retourner là-bas.
    Petit hic: avant de revenir dans notre monde merveilleux, j’avais trouvé une lettre de… moi-même, qui me disait, en gros, que j’étais géniale, que je m’aimais et… surtout que j’allais revenir. Bonheur total. En plus, elle m’avait dit que je reviendrais à mes dix-sept ans. C’est pas génial? J’ai dix-sept ans! Et nous sommes le 31 août. Enfin… le 1er septembre depuis trois heures et vingt-huit minutes. Je vous passe les secondes.
    Alors voilà, je ne savais pas comment retourner à Poudlard, bien que je le veuille de tout mon être. Et c’était sérieusement agaçant, de rester cloîtrée au lit alors que je pourrais déjà crapahuter dans le château. Alors, la question était: comment faisais-je pour retourner dans mon vrai chez moi, là où je me sentais la plus vivante? Je lisais Harry Potter? Han, non merci, je les avais tous relus pour être au top. La flemme de recommencer. Enfin, tous… sauf le six, qui était resté à Poudlard… dommage, c’était mon préféré.
    Un mouton… deux moutons… trois moutons…

    ***

    J’ouvris un œil. Puis un deuxième. Matin. Je poussai un grognement en roulant sur le côté, et je regardai l’heure. Onze heures et cinquante-sept minutes. Hein? Pourquoi ma mère ne m’avait pas réveillée?
    Je me levai d’un bond, habillée d’un t-shirt élimé et d’un petit short de nuit, et je sprintai vers la cuisine. Céréales. Cuiller. Bol. Lait. J’étais en mode automatique. Je me réveille, je mange. Je m’ennuie, je mange. L’avantage, c’est que je ne prends pas un kilo même si je mange tout le temps. Ça m’arrange bien.
    Visiblement, ma mère n’était pas réveillée non plus. Je m’installai comme une loque devant l’ordinateur, que j’allumai sans même réfléchir, enfournant ma première bouchée de céréales au miel. Machinalement, j’ouvris un traitement de texte et écrivis tout ce qui me passait par la tête.
    Demain, c’était la rentrée, et avec un peu de chance, j’aurai fait ma propre rentrée dans un autre monde. Mais plus les minutes passaient, plus je me tendais, plus je me doutais que finalement, je m’étais trompée, j’avais pris mes désirs pour des réalités.

    Je retournais dans ma chambre, bâillant à m’en décrocher la mâchoire, me grattant machinalement l’épaule. Dans la chambre de Jodie, ma mère, calme complet. C’était étrange qu’elle ne ronfle pas. D’habitude, elle m’agace tellement que je suis même obligée de mettre mes écouteurs pour m’endormir, si elle se couche avant moi.
    Intriguée, je poussai la porte. Je plissai les yeux pour m’habituer à la pénombre de la pièce, et avançai d’un pas. Je me heurtai presque violemment à une enceinte, et je poussai un gémissement de douleur, commençant à sautiller sur place en me tenant le tibia.

    - Mal, couinai-je.

    Zéro réponse. J’arrêtai aussitôt mon cinéma, bien que cela continuât à m’élancer. Jodie avait le sommeil extrêmement léger. Étrange qu’elle ne se soit pas réveillée. J’allumai la lumière. Elle était allongée sur le dos, yeux grands ouverts, une main sur le ventre, l’autre serrant une plaquette de médicaments. Mon cœur se serra. Je me crispai.
    Comment devais-je réagir dans ces cas-là? Personne ne m’avait rien appris sur les tentatives de suicide. Je pris mon courage à deux mains, et avançai. Elle était blanche, si blanche!

    - Maman! Jodie!

    Aucune réaction. Mon cœur battait à tout rompre, et je lui mis une claque. Elle était inerte, et je posais deux doigts sur sa jugulaire. Quel ne fut mon soulagement en la sentant battre! Faiblement, mais ici. Aussitôt, je pris le téléphone.

    ***

    - Vous voulez l’accompagner?

    - Non… je préfère rester ici.

    L’ambulancier acquiesça, visiblement dérouté, et la voiture démarra alors que je remontais dans l’ascenseur pour rentrer chez moi. J’étais si fatiguée. Mine de rien, appeler les urgences, les regarder embarquer ma mère, ça fatigue.
    La raison pour laquelle je ne voulais pas l’accompagner? Je vous l’offre de bon cœur: je ne savais pas pour qu’elle raison elle voulait mettre un terme à sa vie, mais il y avait sûrement un peu de moi là-dedans. Je ne savais pas quoi, mais c’était forcément ma faute. Elle ne serait sûrement pas ravie de me voir débarquer à l’hôpital. Je préférais rester à la maison, attendre son appel.
    La raison suivante? Comme je l’ai déjà dit, nous étions le premier septembre. Suis-je ingrate de préférer tenter ma chance et Poudlard plutôt que de rester près de ma mère? Sûrement, je présume. Mais je m’en fichais un peu royalement: elle allait être sauvée, au final. Je m’écroulai sur mon lit et fermai les yeux. Je ne me rendis pas vraiment compte que je m’endormais.

    Ni que je me réveillais. Mais mon excitation fut à son comble quand je sentis l’air lourd, désagréable de mon monde disparaître pour laisser place à celui, léger, magique, de Poudlard. Merci Merlin. Expression que j’avais utilisée pendant un an sans que personne ne la comprenne. Et que je pouvais aujourd’hui dire à ma guise. Merci…
    Mon inquiétude pour ma mère disparut. Ingrate, moi? Possible…
    Je n’étais plus dans ma chambre. J’étais assise sur un fauteuil, toujours habillée pareil. Et il y avait une armoire, en face de moi, et une table basse en verre sur laquelle mes pieds étaient posés. L’armoire, j’avais oublié de la fermer. Je m’en souvenais parfaitement. Mon cœur fit un bond, après avoir hurlé de douleur en silence. Pourtant, quelque chose clochait dans cette pièce.
    Lentement, je me levai. Je marchais à pas lents, n’y croyant même pas.
    La première larme roula sur ma joue alors que mes doigts touchaient le tissu de ma robe de sorcière. J’effleurai l’écusson vert et argent. Et je saisis la baguette. Vingt-six centimètres, bois d’ébène et… poil de loup-garou. Ah! Était-ce ironique?
    J’avais la gorge trop nouée pour faire de l’humour marrant. J’étais plutôt dans l’humour noir. Avec des gestes précis, j’enfilai la robe par-dessus mon pyjama. J’irai acheter des vêtements plus tard. Je vis également un sac de Gallions, et je ne me souvenais pas l’avoir déposé là. Qui s’en était occupé? Dumbledore? Sûrement.
    J’accrochai l’écusson de Serpentard à ma poitrine. Mes mouvements étaient lents, un peu saccadés.
    J’étais revenue, pile le jour où il ne fallait pas. Regardant mes pieds nus d’un œil critique, je sus soudain ce qui n’allait pas.
    La lettre. La lettre que je m’étais écrite… où était-elle? Je me rappelais bien l’avoir laissée ici, sur la table basse. Si rien n’avait bougé, pas même les résultats de mes BUSE dans l’armoire, où était cette fichue lettre?
    La vérité me frappa, dérangeante. Je ne l’avais pas encore écrite… c’était pour cela que je ne la trouvais pas. Génial. Donc j’étais dans le passé. Enfin, dans le passé des Maraudeurs on va dire.

    Fronçant un sourcil, je sortis de la Salle sur Demande, caressant du doigt les formes entrelacées de la porte, aux couleurs vertes émeraudes, quelques éclats rouges. Ça fait Noël…
    Dès que j’eus refermé la porte, la Salle se rétracta à ma vue, et bientôt, je n’eus plus qu’un mur lisse devant moi. Je le caressai du plat de la main, avant de me tourner vers l’intérieur du château. Comme la première fois, j’eus le souffle coupé.
    Tout était éclairé, les escaliers bougeaient dans des grincements sinistres mais pourtant si jolis à mes oreilles. Je remarquai qu’il manquait certains tableaux. Ou alors, ils n’étaient pas encore accrochés… je frissonnai. Pour en avoir le cœur net, du passé ou du futur, je dévalai quelques marches, pour finalement en trouver une tout à fait solide. Celle que j’avais brisé, en mettant tout mon poids dessus, et qui m’avait attiré les foudres, ou plutôt les appétits, d’un vampire.
    J’étais bel et bien dans le passé. Mais quel passé? Où étais-je? À l’époque de Dumbledore? Ah! Ce serait risible. Rien que de l’imaginer sans barbe, un sourire pointait sur mon visage.
    Il me fallait donc, avant tout, découvrir où j’étais. Ou plutôt… quand j’étais.


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Dernière édition par Kayla Storm le Lun 18 Oct - 22:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:25

Yeah! Millie! ^^
trilogie tu dis? Yeah! Super!!! xD
la suite!!!!! S'il te plait. (:
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:26

Bon, trilogie, trilogie, c'est vite dit ... j'y réfléchis xD

Okay, next Wink

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:27

Chapitre Deux: Une découverte non négligeable

    Mes pieds nus foulaient le sol extrêmement propre de Poudlard. Bizarre, avec tant d’élèves dégoûtants. Merci aux elfes de maison…
    Il fallait que je me trouve des chaussures. Que je découvre le mot de passe de ma salle commune, également, et que je voie Dumbledore. Il fallait qu’il me dise en combien j’étais. Comme ça, je n’aurai pas à chercher et à me creuser les méninges…
    Je frissonnais. Quelle fraîcheur, même à l’intérieur du château! Étrange pour un début de septembre… je finis par m’arrêter au deuxième étage, regardant d’un air circonspect la gargouille de pierre. Elle semblait plus jeune. Beaucoup plus jeune. Encore bizarre. J’avais fait un bond de combien d’années? Dix, vingt, cinquante, cent?? Mille, le temps des fondateurs? Rah, ça m’énervait de ne pas savoir.
    Une voix fit soudain se dresser les poils de mes bras. Je frissonnais. Elle n’était pas spécialement désagréable à l’écoute, mais pour une raison quelconque elle me… terrifiait.

    - … et quand tu auras fini, tu reviendras me voir. Tu as bien compris?

    - O… Oui, Maître…

    Maître? La première voix était pourtant celle d’un adolescent, pas d’un adulte, et… depuis quand des élèves se faisaient appeler maître? À nouveau, un frisson de peur me traversa l’échine.

    - Bien. Alors va-t-en.

    J’entendis des pas précipités, et je me collai contre le mur. Un garçon âgé sûrement de quinze ou seize ans, se mit à courir dans le couloir. Il me jeta un coup d’œil effrayé avant de disparaître à un angle. J’allais le suivre, curieuse, lorsqu’une main glacée se posa soudain sur mon épaule.

    - Aaah!!

    Je me retournai brusquement. La main ne me lâcha pas, et glissa le long de mon bras pour saisir mon poignet. Et mes yeux se fixèrent sur un visage… parfait.
    Ne vous imaginez rien: la perfection est finalement absolument terrifiante. Je comprenais maintenant pourquoi Sirius et James avaient si peur de moi… mais ce gars, c’était encore pire.
    Avant même de voir son visage, j’avais senti cette aura terrifiante et maléfique qui émanait de lui. Sa peau légèrement hâlée, des cheveux châtains tombant en boucles soignées sur son visage, un léger sourire interrogateur et charmeur sur des lèvres un peu charnues. Ce qui me terrifia le plus était ses yeux. Son regard noir, abyssal, me happait et m’emprisonnait aussi bien que sa main droite qui enserrait mon poignet, glaçant mon bras entier.

    - Qui es-tu? Demanda-t-il brusquement.

    - Lâche-moi.

    Ma voix assurée m’étonna moi-même, mais je lui jetai un regard de défi. Il obtempéra avec un sourire, et la sensation glacée disparut.

    - Qui es-tu? Répéta-t-il plus aimablement.

    « Ton pire cauchemar » voulus-je répondre. Mais moi, je ne devais pas l’effrayer plus que cela, contrairement à lui. Cependant, je décelai un certain trouble dans son regard alors qu’il pliait et dépliait les doigts qui m’avaient serrés le poignet.

    - Sawyer. Millie Sawyer. Et toi?

    Je ne voulais pas spécialement connaître la réponse. Pourtant, elle me fut offerte avec un sourire à tomber par terre:

    - Tom Jedusor.

    Aaaahhh!!! Non! Pitié pas ça. Bon sang, Merlin, que vous ai-je fait pour tomber à l’époque de Tom Jedusor alias Lord Voldemort, monsieur le tout puissant qui se croit supérieur à tout le monde? Non!
    Je dus avoir l’air horrifié, car il me demanda, haussant un sourcil:

    - Quelque chose ne va pas? Je ne me souviens pas t’avoir déjà vu. Tu es nouvelle.

    La dernière phrase n’était pas une question, mais une affirmation, prononcée sur un ton sûr de lui. Je n’aime pas les gens comme ça.

    - Hum… oui, admis-je. Je… viens de Durmstrang, et… je cherche le Directeur. Armando Dippet?

    Il se détendit sensiblement.

    - Tu es juste devant son bureau.

    Il me désigna la gargouille.

    - Merci, lâchai-je du bout des lèvres.

    - Pourquoi tu es pied nus?

    Je baissai le regard sur mes pieds. Effectivement, c’était gênant.

    - Parce que j’ai envie. Force spirituelle, tu vois?

    Visiblement, l’humour et lui, ça faisait douze. Il ne réagit pas, et je parvins à me soustraire à son regard en lui tournant le dos. Sans le toucher, sans le voir, je sus qu’il s’était aussitôt crispé. Un sourire ironique flotta sur mes lèvres. Pauvre petit psychopathe… il n’aime pas le manque de respect. Il va en baver. J’avançai vers la gargouille.

    - Pourrais-je entrer?

    Elle me céda le passage, sous l’exclamation étonnée de Jedusor derrière moi. Avec un sourire triomphal que je dissimulai lorsque je me trouvai face à lui, je grimpai sur la première marche qui apparaissait. Ma dernière vision avant que la gargouille se referme fut l’expression stupéfaite, indignée et, serait-ce possible? admiratrice de Jedusor. Eh oui mon chou, moi, au moins, je sais parler aux gargouilles…
    Lorsque l’escalier s’arrêta, je me retrouvai devant la porte, soudain gênée. Mentir, ne pas mentir? Je ne le connaissais pas, moi, Dippet! Je frappai trois coups.

    - Entrez!

    Si la voix de Tom Jedusor m’avait terrifiée au point d’en perdre mes moyens, celle du Directeur me rassura aussitôt, et ce fut avec assurance que j’ouvris la porte. Je me figeai. Dumbledore était là, avec un autre homme, ridé, aux yeux verts rassurants, au grand sourire chaleureux, des bagues pleins les doigts. Mais j’étais choquée devant le spectacle de Dumbledore jeune, dont les yeux pétillèrent lorsqu’il remarqua que j’avais les yeux fixés sur lui, l’air ébahi. Je me repris rapidement.

    - Euh… professeur Dippet?

    - Oui? Bonjour jeune fille.

    Je me tournai vers l’actuel Directeur, essayant de faire fi de son successeur.

    - Hum… j’ai… des révélations à vous faire.

    Je me souvins brièvement que, lors de ma première rencontre avec Dumbledore, il avait eut l’air surpris de me voir. Mais parce qu’il m’avait déjà vue! Et il m’avait vue plus vieille, qui plus est. Je comprenais, maintenant…

    - En fait voilà… je viens du futur.

    La bouche de Dippet s’ouvrit sur un « o » étonné. Dumbledore, à part bouger légèrement la main droite, n’eut aucune réaction.

    - En fait, dans mon futur, vous n’existez pas. Je suis dans un monde parallèle, et je sais déjà ce qu’il va se passer dans les… cinquante… soixante prochaines années à venir je crois.

    - Ne dites rien, dit vivement Dippet.

    - Oh, non, le rassurai-je, je ne compte rien dire. Juste que, si je suis là, c’est que je dois accomplir quelque chose qui aura des répercussions sur le futur alors… il me faut une couverture.

    Pour la première fois, Dumbledore intervint:

    - Avez-vous parlé à quelqu’un avant de venir ici?

    Je me tortillai, gênée.

    - Oui… à un certain Tom Jedusor je crois.

    - Comment cela se fait-il que vous ayez déjà l’écusson de Serpentard sur votre poitrine?

    Œil de lynx…

    - Ben, parce que je suis déjà venue ici dans le futur en fait. Et j’ai été répartie à Serpentard.

    Dippet haussa un sourcil surpris. J’en fus agacée. La gentille petite Millie à Serpentard! Et alors, bon sang de bois? Je ne suis pas aussi douce et adorable qu’ils le croient. Je serrai les mâchoires, mais je fus coupée dans mon élan de protestation genre « Hééé mais je suis hyper méchante en vrai! » par Dumbledore, qui agitait sa baguette. Un livre se transforma en paire de chaussures.

    - En attendant, précisa-t-il. N’oubliez pas de le rendre après…

    - Bien sûr… merci.

    J’enfilai les chaussures. Parfaitement à ma taille. Il a l’œil, Dumby.

    - Je… fais quoi, moi, maintenant?

    Dippet me répondit d’un ton chaleureux:

    - Le mot de passe de ta salle commune est Basilic. Tu peux y aller, et ton emploi du temps te parviendra en même temps que les autres, et tu reprendras les cours normalement. Ton dortoir est le numéro cinq… c’est le seul où il reste une place.

    Quelle chance.

    - D’accord. Merci. À plus tard.

    Quelle familiarité! Mais tant pis. Ils n’avaient qu’à pas insinuer que j’étais gentille… je sortis du bureau, et descendis droit aux cachots. Pourtant, c’était la fin de matinée. Mais je voulais pleurer sans personne ne me voit.
    Le dortoir était vide, avec seulement les trois valises de mes « colocataires ». Il faudrait que j’aille m’acheter une malle pour éviter les soupçons. Je m’assis sur un lit, me pris la tête entre les mains.
    Je venais de rencontrer celui qui serait le plus grand mage noir depuis la nuit des temps. J’avais presque été sympa. Ma mère avait fait une tentative de suicide. Pourtant, je ne pleurais toujours pas.



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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:44

C'est la première version de la deuxième fic de Mils! J'l'ai déjà lu moi! ^^
next! Por favor. Bitte. x)
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:45

J'ai abandonné la deuxième version c'pour ça xà))

Va rep au lieu de lire Razz


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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 22:46

Chapitre Trois: Promenons-nous, dans les bois, pendant que Jedusor n’y est pas…

    Je ne cessais de penser à l’étrange sensation des doigts de Jedusor serrés autour de mon poignet. C’était dérangeant. Il était exactement le contraire de Remus. Ce dernier, lorsqu’il me touchait, c’était une explosion de chaleur, une bonne chaleur, quelque chose que j’aimais. Lorsque c’était futur Voldy, c’était un froid glacial qui me prenait aux entrailles. Rien que pour cela, je ne l’aimais pas d’entrée de jeu, même si je savais ce qu’il deviendrait plus tard. Je me résolus de l’éviter le plus possible. Déjà, son petit air supérieur m’agaçait au plus haut point, mais s’il se permettait de vraiment se croire supérieur à moi, il allait tâter du Lac, Voldemort ou pas Voldemort. Je n’aimais pas ce qui me faisait peur, et celui-là gagnait le gros lot. À côté, Bellatrix folle furieuse me faisait l’effet d’un petit chaton tout mignon.
    Cela me faisait vraiment bizarre d’être assise à la table des Serpentard, dans la Grande Salle, sans jeter de fréquents coups d’œil à Severus. J’ai un peu honte de l’avouer, mais il me manquait. Il me manquera également énormément en potion cette année…
    C’était également étrange de ne pas avoir les yeux fixés sur la table des Gryffondor, cherchant à capter un regard vert foncé que je connaissais par cœur mais que j’aurai voulu réapprendre. Et voilà que je devenais poète.
    Pour conclure: je ne me sentais pas à l’aise dans ces temps-là. Je ne connaissais personne, alors qu’au moins, avant, je savais à peu près qui était qui. Je me sentais seule à un point inimaginable. Je mangeais à l’écart des autres, agitant ma fourchette dans mon gratin de pommes de terre sans en manger. Un frisson me parcourut soudain et je levai les yeux. Jedusor entra dans la Grande Salle. Berk. Mes yeux se replongèrent aussitôt vers la charpie de mon assiette.
    Il se mit à l’écart des autres, comme moi. Mais du mauvais côté. De mon côté! Le méchant… Je sentais ses prunelles glacées sur ma pauvre petite personne déjà terrifiée par sa proximité. Je reposai brusquement ma fourchette et me levai. Le couvert tinta contre l’assiette, et un murmure me parvint:

    - Tu as peur?

    Mes yeux lancèrent des éclairs alors que je me tournai vers Jedusor. Je pris un ton affable:

    - Peur de quoi?

    - D’être seule ici.

    Un instant, j’avais cru qu’il parlait de lui. Je répondis brusquement:

    - Non. La solitude ne m’effraie pas, ni le noir, ni les morts.

    Je le fixai d’un air de défi. Un sourire étira son visage. Le genre de sourire auquel vous pensez toute la journée parce qu’il vous a fait tourner la tête, mais qui vous donne des cauchemars toute la nuit.

    - Je peux te présenter Poudlard si tu veux, proposa-t-il de sa voix douce.

    Terriblement tentante, sa voix. On avait tout de suite envie de dire oui. Merci, esprit de contradiction.

    - Non. Je suis capable de me débrouiller seule.

    Défier Jedusor. J’étais vraiment tombée sur la tête. Mais son sourire s’agrandit, avec une pointe d’ironie. Pourquoi souriait-il? Je voulais le frapper. Il m’agaçait à un point… exaspérant. Je me détournai et respirai à fond avant de sortir de la Grande Salle d’un pas presque rageur. Incroyable comment un simple regard de ce mec me mettait hors de moi, et son sourire encore plus. Abruti!
    Je décidai d’aller dans un endroit où je ne le verrai pas. La salle commune, il risquait d’y aller. La Salle sur Demande me rappellerait trop de souvenirs, je n’ai pas envie de m’empiffrer aux cuisines alors que je suis censée sortir de table.
    Je sortis dehors, et respirai l’air à plein poumons. Allez, Millie. Presque naturellement, j’allais vers la forêt, marchant lentement. Je m’assis contre un tronc, à l’orée. Je n’avançai pas plus. Moi, aller dans la forêt, me faire grignoter par une Acromentule? Trop marrant.
    Je posai ma tête contre l’écorce. Qu’allai-je devoir faire, cette année? serait-ce à cause de moi que Tom Jedusor deviendra Voldemort? Non, le gosse lui avait dit « Maître » donc il commençait déjà son délire psychopathe. Ce ne serait donc pas ma faute… oh, Merlin, quelles bêtises vais-je encore faire?

    - Comment est Durmstrang?

    - Moche.

    Je l’avais senti arriver. Mon instant de paix et de sérénité s’était évanoui, si j’avais un instant été en paix. Sale Glue Perpétuelle de Jedusor! Je levai les yeux avec lassitude. Il me dominait totalement, une étincelle curieuse dans son regard abyssal qui me scrutait. Je m’agaçai:

    - Pourquoi tu me suis partout? Tu n’as pas de vie ou quoi?

    Son visage se crispa un instant, et il plongea la main dans sa poche. Je me tendis brusquement, une peur horrible me traversant le corps. Mais il en sortit un parchemin, et non une baguette pour me faire ravaler mon insolence. Il me le tendit sans mot dire, un rictus accroché aux lèvres. Lorsque je pris le parchemin, je frôlai ses doigts de glace, et retirai vivement ma main.
    « Monsieur Jedusor,
    Miss Sawyer nous ayant dit que vous aviez discuté, présentez lui le château et accompagnez-la dans ses premiers pas.
    Professeur Dippet »
    ABRUTI DE PROF! Non mais qu’est-ce qui lui était passé par la tête, me confier à un sale taré qui veut dominer le monde! Je relevai les yeux de mauvaise grâce.

    - Bon. J’ai rien dit, grommelai-je.

    Il récupéra le papier.

    - On appelle cette Forêt la Forêt Interdite. Nous n’avons pas le droit d’y aller.

    Tiens, j’étais pas au courant. De plus « Forêt Interdite » même un idiot aurait eu la puce à l’oreille. Peuh.

    - Super, merci. Je m’en rappellerai.

    Hum, Millie couronnée Reine des Glaces! J’aime ce rôle. Lui l’appréciait moins, d’après ses yeux brusquement rétrécis.

    - Tu peux partir, ne t’en fais pas, je retrouverai mon chemin…

    Le « ne t’en fais pas » ne lui avait pas plu non plus. Tu m’étonnes. Comme s’il s’inquiétait pour quelqu’un, lui dans sa vie…

    - Tu m’intrigues.

    - Vraiment? Il en faut peu pour t’intriguer.

    Je le sentis clairement serrer les dents alors que j’avais les yeux fixés sur le bout de mes chaussures. Toutes nouvelles. J’avais rendu le livre. J’admirais néanmoins le self-contrôle de Jedusor. Moi, je me serais déjà balancée dans le Lac. Il ne parla pas, et je finis par soupirer:

    - Et qu’est-ce qui t’intrigues en moi?

    - Peu.

    Ah… quelle drôlerie. Je suis pliée en deux. Nos regards se croisèrent. Il était tout à fait impassible.

    - Tu n’es pas de notre monde, assura-t-il.

    Mon sang se glaça, mais je ne perdis pas de temps pour répliquer.

    - Effectivement, je viens en fait du monde du Père Noël. C’est génial, hein? Je t’y emmènerai en vacances.

    - Je ne crois pas que tu passeras les prochaines vacances si tu continues à me parler sur ce ton.

    Si sa voix était toujours aussi tranquille et assurée, ses mots me firent l‘effet d‘une bombe, et je me calmai aussitôt sur le sarcasme. Il était capable de me tuer. Ses mots n‘étaient pas seulement une menace. Ils étaient emprunts d’une promesse que je ne pouvais négliger.

    - Du calme, fis-je, littéralement terrifiée, et tentant, plutôt mal que bien, de le cacher.

    Mais il le remarqua: la petite flamme de mépris allumée dans son regard me le prouva.

    - D’où viens-tu? Réponds.

    Son ton était exigeant, presque chantonnant. Il était habitué à donner des ordres. Pourtant, je ne répondis pas, fixant un point au dessus de son épaule. Il y eut soudain un bruissement près de nous, et je sursautais en me levant d’un bond alors que Jedusor restait calme et impassible. Un Serpentard avança. Cheveux blonds, yeux gris, air hautain, il m’ignora totalement en s’adressant seulement à mon interlocuteur:

    - Maître, ce que vous avez demandé est prêt.

    Jedusor acquiesça distraitement.

    - Tu peux partir, Seward.

    Oooh! Avais-je en face de moi le père, ou grand-père, du Seward que j’avais connu? Cool… en tout cas, il obtempéra rapidement. Mon ton était glacial lorsque je dis à Jedusor:

    - Quel genre de personne se laisse se faire appeler maître?

    - Le genre de personne que je suis et que tu ne pourras jamais être.

    Abruti! Pourquoi avait-il réponse à tout? Je lui jetai un regard furibond avant de tourner les talons et de foncer vers le château.
    Y m’énerve!


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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Lun 18 Oct - 23:02

Same. En plus j'ai relu récemment, mais bon, c'est toujours bon de te lire.
Ouais ouais, j'vais rep.
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 12:49

Chapitre Quatre: Pile ou face

    Vous savez quoi? Ben moi non plus. En fait, si, je sais, je vous fait marcher. Passons… je ne m’en pensais pas capable, mais je me suis fait une amie. Et à Serpentard, en plus! Ça c’est bien. Elle est dans mon dortoir, et nous avons discuté une bonne partie de la nuit sur nos résultats de BUSE. Ah, oui, parce que je ne vous avais pas dit, mais je n’ai vraiment pas de chance. À chaque fois que je débarque à Poudlard, je suis toujours en période d’examens, alors cette année, c’est les ASPIC. Génial.
    M’enfin. Elle, c’est une pro. Elle a eu un O en potion, en DCFM, en SCM, en métamorphose, et même en Histoire de la Magie! Le reste, elle n’a que des E, sauf en Sortilèges, où elle a eu un A… vous imaginez? Une pro des potions! C’est pas génial, ça?
    Eh oui, vous avez deviné. Eileen Prince. Elle m’avait fait tellement penser à son fils quand je l’avais vu que je n’avais pas pu m’empêcher de l’aborder. Nostalgie… elle avait le même teint un peu cireux que Severus, des yeux noirs, mais, contrairement à mon ancien ami, ses prunelles étaient très expressives. Elle avait un super sens de l’humour, et nous nous amusions comme des folles. Et en plus, elle pourra m’aider dans ma matière honnie. Et moi dans la sienne: sortilèges.
    J’étais en train de tenter de trouver une explication quant à mes supers capacités pour les sortilèges informulés et à ma nullité totale pour les prononcer à haute voix, lorsque j’entendis un pas familier. Oui, je reconnais même les pas de mes profs. Et la voix me confirma:

    - Bonjour jeunes gens!

    Nous entrâmes dans la salle de potion à la suite du professeur Slughorn. J’étais plutôt contente que ce soit lui qui fasse le cours, et en fait je l’avais complètement oublié. Mais il était vrai que Jedusor était allé le voir, un jour, pour demander des trucs sur les Horcruxes… j’aurai dû m’en souvenir. Quand on parle du loup…
    Je vis Jedusor entrer, la tête haute, le visage fermé. Comme d’habitude, quoi. Mais rien que de l’avoir dans la même pièce que moi, j’avais déjà froid. Je m’assis près d’Eileen, soudain muette. Elle ne s’en inquiéta pas, et alla chercher les ingrédients déjà inscrits au tableau. Je n’eus pas le temps de me lever qu’elle revenait.

    - Je t’ai déjà pris les tiens, m’informa-t-elle.

    - Oh! Merci.

    Severus n’aurait jamais fait ça… Eileen était décidément plus sympa sur certain côté. L’avantage du fils, c’est sa capacité à écouter. La jeune femme était une incorrigible bavarde. Mais ce qu’elle disait était intéressant alors je n’allais pas me plaindre. De toute manière, comparer les deux était mauvais et injuste pour eux.
    Ce qui m’étonnait, c’est que Slughorn ne m’ait pas reconnue, lors de mon année de BUSE. Avais-je changé? Tant que ça, pour qu’il ne me reconnaisse plus? Ou peut-être tout simplement que mon « talent » pour les potions le laissait de marbre.
    Les instructions s’écrivirent toutes seules au tableau, et Slughorn annonça que nous avions une heure pour faire un filtre de Paix. Aussitôt, Eileen redevint sérieuse, et commença à me donner des instructions. Alors que je voulais attraper mon couteau d’argent, mes doigts effleurèrent une main glacée que j’identifiais aussitôt. J’attrapai le couteau avant de retirer mon bras rapidement, et je tournais la tête vers la droite pour voir le profil (parfait) de Jedusor. Comment ne l’avais-je pas remarqué plus tôt? Il ne se préoccupa pas de moi, et n’avait visiblement pas conscience que je l’avais effleuré. Pourtant, je le vis plier et replier les doigts d’un air absent, avant qu’Eileen ne claque des mains devant mon visage.

    - Hein, que… quoi?

    Elle me regarda d’un air soupçonneux et répéta:

    - Appuie sur les racines, ça exsudera plus de jus.

    Je m’exécutai, alors qu’elle m’observait en coin. Elle finit par déclarer à voix basse:

    - Tu ne devrais pas t’intéresser à Tom Jedusor.

    Je sursautai avant de maugréer:

    - Je ne m’intéresse pas du tout à lui. Occupe-toi de tes racines.

    Elle leva les yeux au ciel, et je découvris alors que la fâcheuse habitude de vouloir étrangler les personnes faisant ce geste ne m’avait pas quittée. De plus, Eileen levant les yeux au ciel était encore plus agaçante que Severus faisant le même geste. Je passai le cours à hacher, découper, aplatir tout ce qu’Eileen me demandait de hacher, découper, aplatir. Au final, la potion qui aurait dû être bleue claire, et qu’elle avait de la couleur exacte, était pour moi gris foncé. Slughorn passa sans m’accorder un regard avant de s’extasier devant Eileen. Ultra vexée, la Millie.

    - Mais qu’est-ce que j’ai raté? Geignis-je alors que nous sortions de cours.

    - Ben, tu vois, les six milligrammes de…

    Je décrochai rapidement. D’accord, je n’étais pas douée en potion, et moi, je ne faisais pas la différence entre une crotte de scarabée et des graines de Snibor. J’allais entrer en Histoire de la Magie à la suite d’Eileen, me préparant pour deux heures d’ennui total, lorsqu’un mouvement à la périphérique de ma vision me fit tourner la tête.
    Jedusor, évidemment, appuyé négligemment contre le mur, me regardait fixement. En voyant que je l’avais repéré, il fit un petit signe de tête genre « suis-moi ». Mais il se prenait pour qui, lui? Par pur esprit de contradiction, j’allais entrer dans la salle lorsque je vis Binns. Enfer et damnation, ce prof suffit à me faire fuir. Saleté de fantôme.
    Sous le regard de reproche d’Eileen, je tournai les talons à la suite de Jedusor. Lorsque je le retrouvai dans une salle de classe vide, je ne pus m’empêcher d’ironiser:

    - Monsieur Parfait sèche?

    Il haussa un sourcil amusé, et je me mordis la lèvre.

    - Parfait?

    - C’est ce qu’on dit, prétendis-je. Pourtant je vois plein de défauts…

    - Lesquels?

    Je ne répondis pas. Voyons… il était arrogant, prétentieux, dérangé du cerveau, psychopathe, tueur en série multirécidiviste, et j’en passe.

    - Tu voulais me dire quelque chose, peut-être?

    - Non… c’est toi qui m’a suivie.

    Je le fixai, offusquée. Je l’avais imaginé, son signe de tête, peut-être? Rah, il me mettait hors de moi. Il commença à jouer avec sa baguette magique, la tournant et retournant entre ses doigts, et je déglutis. Pas jeter de sorts, gentil Tommy. Couché.

    - Comment es-tu arrivée ici?

    - En ouvrant la porte et en entrant.

    La mâchoire de Jedusor se crispa. L’aime pas l’ironie quand c’est lui qui en est la cible, le pauvre chou.

    - Comment es-tu arrivée à Poudlard?

    Inlassable Jedusor…

    - Par le train, comme toi je suppose.

    - Ne mens pas.

    Saleté de Face-de-Serpent à la noix. Crève! Ses yeux noirs me fixèrent intensément, j’en eu la chair de poule. Il ne clignait jamais des paupières ou quoi? Je crus voir un éclair rouge dans ses prunelles alors qu’il faisait un pas vers moi. Je reculai aussitôt. Il était terrifiant dans son genre.

    - Dis-moi la vérité, exigea-t-il. D’où viens-tu?

    - Mais qu’importe! Je suis là.

    Quelle philosophie. Je ferai bien de changer de métier, au lieu d’être « sauveuse des temps futurs » je pourrai être philosophe. Ça c’était du plan. Mon cœur battait la chamade, j’avais une trouille monstre. Pourtant, ce n’était qu’un ado. Mais aussi un meurtrier. Comment pouvait-on avoir déjà tué à dix-sept ans? J’avais envie de vomir. Il tuait pour se créer des parcelles d’âmes, être immortel.
    Face à Jedusor, qui me dominait totalement, je regrettais mes joutes verbales avec James. Ça pouvait parfois être violent mais ça se terminait la plupart de temps dans des éclats de rire.
    Soudain, le vide. Je ne vis que trop tard le bout de la baguette de Jedusor pointée sur moi. J’eus soudain une brusque envie de lui dire la vérité, et j’avouais:

    - Je viens de la Salle sur Demande. J’ignore comment je fais cela, mais il m’arrive de voyager par l’intermédiaire de cette salle.

    La sensation de « rien » s’effaça. L’Imperium! Il avait osé. Je devins rouge de colère alors qu’il murmurait:

    - Il faudra que tu me montres cette salle.

    Je ne répondis pas et fis brusquement demi-tour, vexée de m’être laissée avoir de cette manière. Lorsque je rejoignis la salle commune, elle était vide, tout le monde étant en cours, et je m’assis sur un fauteuil. Je sortis une Noise de ma poche.
    Récemment, j’avais vu un film. Dans le monde normal, bien évidemment. Le film s’appelle Domino. C’est l’histoire d’une jeune femme chasseuse de prime qui ne veut plus s’attacher à personne. Tout au long du film, elle joue avec une pièce de monnaie, qu’elle lance en l’air de temps en temps, avec cette éternelle rengaine: « Face tu vis, pile tu crèves. »
    Je lançai la pièce en l’air. Elle tournoya, comme au ralenti, et je la rattrapai d’un geste expert et la plaquai sur le dos de mon autre main. Pile.


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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 19:25

Ah j'me souviens de la p'tite référence à Domino! ^^
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 19:51

Ouaip ! et à partir de maintenant, c'du neuf Wink

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 19:53

Chapitre Cinq: Excalibur, le canif qui fait mal

    Alors ainsi, ma vie devait être entourée par la mort? Ou cette histoire de pièce n’était rien? Mon père, puis ma mère, qui essaie… comment devais-je le prendre? Je n’avais pas pleuré encore une seule fois pour la tentative de Jodie. Était-ce parce que j’étais mauvaise? Je l’ignorais. Tout est-il que je ne voulais pas pleurer. Ou, je n’y arrivais pas plus vraisemblablement. Les perles salées, qui pouvaient peut-être me libérer de cet étrange fardeau pesant sur mon cœur, ne venaient jamais. J’étais peut-être un peu bizarre, finalement. Eh oui, je ne m’en rendais compte que maintenant, mais qu’à cela ne tienne… mieux vaut tard que jamais.
    Puis, presque naturellement, mes pensées dérivèrent vers Jedusor. Alors que j’étais penchée sur mon premier devoir de potion, en attendant l’arrivée d’Eileen, mon sang se glaça et je serrai les dents. Non mais sérieusement? Y a pas idée d’être aussi… parfaitement agaçant. Il était, comment dire…? Arrogant, prétentieux, imbu de lui-même… le pire c’est qu’il le savait, le vil serpent! Il était parfaitement au courant, de même qu’il connaissait son charme et l’effet qu’il produisait.
    Pardon? J’ai dis charme? Euh, j’voulais dire, cet effet bizarre qui fait croire qu’il a du charme alors qu’en réalité, ce n’est qu’un vilain psychopathe. Je m’enfonce, là? Bon, eh bien j’arrête, je ne parle plus, fini, ma bouche restera close.

    - Millie!

    - Oui?

    Ah, zut, déjà un serment de brisé. Mais aussi, ne plus parler c’est dur… je levai les yeux sur Eileen, qui était visiblement là depuis quelques minutes et se penchait sur mon devoir de potion.

    - Le sucre de lune, vraiment, Mils?

    Je regardai ce que j’avais écrit et pris une mine piteuse.

    - Ben quoi? Le sucre de lune ne peut pas être mélangé avec les yeux de cafards?

    J’avoue que, sortie de son contexte, cette phrase ferait un carnage au supermarché. Eileen soupira:

    - Sauf si tu veux faire exploser les cachots.

    - Les Gryffondor me remercieraient, grimaçai-je.

    Eileen haussa les épaules, et prit mon devoir pour le corriger. Dès qu’elle se mettait à cogiter, son front se plissait, et ses sourcils se rapprochaient. Sa main droite tapotait négligemment le bras du fauteuil sur lequel elle était assise, alors que la gauche raturait ce que j’avais écrit et recommençait.

    - Je suis vraiment désolée d’être nulle.

    Oui, nulle, certes, mais une nullité parfaite.

    - Mais non, ne t’en fais pas. Tu prends mon devoir de sortilèges, dans mon sac? Tu veux bien vérifier si j’ai des erreurs?

    J’acquiesçai aussitôt, et farfouillai dans le sac d’Eileen. Mes doigts heurtèrent un petit objet, et je poussai un cri de douleur en retirant ma main aussi. Mon doigt était entaillé, et du sang s’était mis aussitôt à couler. Eileen releva la tête lentement, et, voyant ma blessure, voulut attraper son sac pour le mettre loin de moi. Mais je l’attrapai avant, et en sortit un couteau.

    - C’est quoi, ça? Depuis quand tu te trimballes dans le château avec un canif?

    Enfin, canif… la lame faisait bien neuf centimètres, et était sacrément pointue. Le sang ne cessait de couler le long de ma main. Eileen rattrapa sèchement son sac et le couteau.

    - Ce n’est pas n’importe quel… canif. Tiens, bois ça.

    Elle me tendit une petite fiole au contenu argenté, que j’observai avec méfiance. Elle s’agaça:

    - Bois! Ou ta main va se flétrir, devenir noire, sera morte et inutilisable.

    Je déglutis avant d’ouvrir la fiole et d’en avaler le contenu aussitôt. Erk. C’était mauvais. Goût de chaussette, pas lavée depuis des jours. Je répétai:

    - Pourquoi tu te balades avec un couteau comme ça?

    Eileen m’observa longuement, son teint blafard rendu presque orange par les flammes qui brûlaient dans l’âtre. Ses yeux noirs m’auscultaient, et j’avais l’impression d’être mise à nue.

    - Parce que les temps ne sont pas sûrs. Plutôt du genre… inquiétants. Suis-moi.

    Intriguée, je me levai à la suite d’Eileen, et nous abandonnâmes nos devoirs sur la table. Elle marcha d'un pas décidé dans les cachots, et je la suivis, un peu perdue. Elle m'emmenait où, là? Je ne posai néanmoins pas de question et suivit le mouvement. Eileen ne parlait pas, elle semblait peser le pour et le contre de me montrer son terrible secret. Un pli barrait son front, soucieux. Oui, valait mieux se taire, sinon je sens qu'on allait me forcer au silence. Les mains profondément enfoncées dans les poches de ma robe de sorcière, je revoyais le Gallion tournoyer en l'air et retomber sur le dos de ma main. Pile. Pile. Je n'avais jamais été superstitieuse, mais... quand même.

    - Tu fais quoi?

    Surprise, je regardai Eileen. Elle me fixait d'un air interrogateur. Je remarquai alors que j'avais continué d'avancer alors qu'elle s'était arrêtée devant les portes de l'infirmerie. Je revins sur mes pas.

    - Désolée, j'étais un peu dans les vapes.

    - J'ai vu ça, se moqua-t-elle.

    J'haussai les épaules. Je n'avais pas envie de rire. Tout mon humeur était dévoré par cette fichue curiosité qui me grignotait de bas en haut. Nous entrâmes dans la pièce. Je n'avais jamais vraiment aimé cette salle. Trop blanc, trop hôpital pour moi. Et puis, les seules fois réelles ou j'étais venue, c'étaient quand Remus rentrait du Saule. Et l'avoir vu dans un état terrible m'avait amenée à détester l'infirmerie. Eileen, d'une main sûre, me poussa légèrement et j’avançai sous sa pression. Finalement, nous arrivâmes devant un lit entouré d’épais rideaux.

    - Ouvre, me lança simplement mon amie.

    La curiosité fit lentement place à l’appréhension, mais j’obtempérai. La vision de la personne allongée sur le lit d’infirmerie me figea sur place…
    Mais jamais je ne serai aussi figée qu’elle. Une adolescente, d’environ quinze ans, portant le blason de Poufsouffle, avait la bouche ouverte sur un « o » stupéfait. Une statue parfaite. J’eus envie de vomir.

    - Pétrifiée, m’annonça Eileen.

    Oui, merci, je le vois. Et finalement, j’aurai préféré ne pas être au courant. Je me passai lentement la main sur les cheveux, atterrée. La seule chose à ma connaissance qui pouvait faire cela était… le Basilic, ce serpent géant trônant dans la Chambre des Secrets. Devant mon absence de question, mon amie Serpentard expliqua:

    - Elle a été retrouvée, figée devant la fenêtre, avec à ses pieds trois coqs morts. Et derrière elle, sur le mur, un message tracé avec le sang des coqs.

    Je déglutis.

    - Qu’est-ce que le message disait?

    - « La Chambre des Secrets a été ouverte. Ennemis de Serpentard, prenez garde. »

    Ennemis de Serpentard. Ennemis de l’Héritier. Ennemis de Jedusor… Sang-de-Bourbe, Poufsouffle, tout ceux-là allaient y passer. Enfin… beaucoup allaient sans doute être pétrifiés, et une seule mourrait. Mimi Geignarde.

    - Millie? Tu veux sortir? Tu es toute pâle…

    - Vaut mieux, répondis-je d’une voix blanche.

    Je suivis Eileen hors de l’infirmerie. C’était injuste. Je ne devrais pas être là sans pouvoir faire quoi que ce soit…

    - Pourquoi ce couteau, Els?

    Mon amie me regarda un instant.

    - J’ai enduit le couteau de potion, et de sang de coq. Si jamais quelqu’un m’attaque ou que je suis là quand le monstre de la Chambre attaque…

    J’ironisai:

    - Parce que tu crois qu’un petit canif va le blesser? Ton couteau n’est pas Excalibur!

    - Exca quoi?

    - Rien, soupirai-je.

    Eileen haussa les épaules. Et ne répondit pas à ma question. Son petit… accessoire avait-il d’autre propriétés que ce sang de coq? Des propriétés qu’elle voudrait me cacher…
    Décidément, je détestais être ici. Je détestais ce nouveau temps, bien trop inquiétant. Mon humour s’envolait, je devenais beaucoup plus pensive. Quel serait mon devoir, ici? Qu’avait-il été, au temps des Maraudeurs? Je ne me sentais pas bien; trop de questions tourbillonnaient dans ma tête, et je ne devais pas être habituée à réfléchir à ce rythme.

    - Et si on retournait à la salle commune? Proposai-je.

    À nouveau, haussement d’épaules. Je fronçai le nez. Ce geste m’agaçait autant que quand elle levait les yeux au ciel. À pas lents, nous retournâmes aux cachots, et je repris le devoir de mon amie. Il n’y avait pas autant de fautes que d’habitude.

    - Tu progresses.

    L’enthousiasme dans ma voix sonnait faux. Eileen le remarqua tout de suite et soupira d’un air excédé.

    - Pourquoi est-ce que tu sembles aussi traumatisée par cette vulgaire Poufsouffle?! Après tout elle n’a rien de spéciale, elle est juste figée; et tu es de Sang-Pure, non?

    Non, à vrai dire, et je lui jetai un regard indéchiffrable. De plus, le Basilic était envoyé par Jedusor. Si jamais j’en venais à trop l’agacer, avec mes remarques si spirituelles, il pourrait me liquider en un coup de regard jaune par un gros serpent moche.
    Génial. Je répondis en grommelant:

    - Bien sûr, mais l’idée qu’une chose dont personne ne sait rien qui se baladerait dans le château m’énerve. Je suppose que tu as fait des recherches sur cette Chambre des Secrets dont je ne sais absolument rien?

    Mon ton bougon, et ma reprise de couleur sembla la rassurer; le fait que j’assure que je ne savais rien sur la Chambre aussi. Après tout, une nouvelle comme moi n’aurait jamais pu le savoir, n’est-ce pas? Aussi sortit-elle un gros volume de son sac. Le genre de bouquin que je ne lirai jamais malgré ma soif de lecture; le genre de bouquin qui fait quatre mille six cent quarante-huit pages.

    - Je l’ai intégralement lu, m’annonça Eileen.

    Je faillis m’étouffer.

    - Ce… ce GROS ENORME livre?

    Elle haussa les épaules.

    - En deux heures.

    Argh, tuez moi. Je lisais vite, et cela m’arrivait de m’en vanter (après tout, n’avais-je pas lu « L’Ordre du Phénix » en trois heures alors qu’il faisait neuf cent quatre-vingt seize pages?), mais elle ne lisait pas vite, elle. Elle lisait extrêmement vite!!

    - Bref, lâchai-je, qu’est-ce que ça dit?

    La Serpentard ouvrit la bouche, son regard pétilla, et je sus qu’elle s’apprêtait à se lancer dans moult détails passionnants (ou pas) sur le gros volume. Aussi ajoutai-je:

    - En avance rapide.

    Me jetant un regard furibond, Eileen leva les yeux au ciel (gloups, tuer son amie serait mal vu), et finit par raconter:

    - Eh bien, tu sais que les Fondateurs ont eu un petit désaccord, et que cela leur a coûté leur amitié.

    - Ouaip.

    Que je suis laconique.

    - Eh bien, Salazar a décidé de faire une Chambre, qui serait introuvable… excepté par ses descendants. Elle est quelque part dans le château, et c’est la première fois de toute l’histoire qu’elle est ouverte… le descendant de Serpentard est donc ici!

    Eileen semblait exulter. Elle continua, sans remarquer ma grimace:

    - Le but de Salazar était de refuser tout Sang Impur dans notre école; aussi, est-ce le but du descendant. Le montre de la Chambre va attaquer, et tuer dans la mesure du possible, tous ceux qui ne sont pas d’un Sang-Pur.

    Ok, ça je le savais. Je ne posais pas de questions. Eileen, arrêtée dans son brusque intérêt pour le descendant, finit de corriger mon devoir et monta se coucher. Je rangeai le sien dans son sac, et la suivis.
    Allongée sur mon lit, les bras croisés derrière ma tête, j’appréhendais demain. Et le surlendemain. J’appréhendais tous les jours à venir. De plus, Eileen semblait être complètement fan de Jedusor. Sans savoir que c’était lui. Cet engouement me faisait presque peur.
    En fait, je suis littéralement terrifiée par cette nouvelle « aventure » qui s’ouvre à moi. Ma petite vie tranquille me manque.
    Par Merlin, c’est vrai ça. Ma vie tranquille me manque! Remus me manque. L’état de ma mère m’inquiète. Je ne sais pas comment elle va.
    Doucement, silencieusement, je me mis à pleurer.


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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 21:44

Yeah! J'adore que t'ai mis ça à la chambre des secrets! J'ai hâte de lire la suite! (:
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 21:44

Bah maintenant faut attendre, je l'écris x) environ un chapitre par mois lol

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 23:22

Méchante!!! >< (bon j'te répondrais demain au rp parce que moi j'ai envie de dodoter!) ^^
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Mar 19 Oct - 23:23

Bah va dodoter, ingrate ! (: bonne nuit .

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 19:20

Moi ingrate??!! jamais!
Tu avances pour la suite? (a)
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 20:25

Lentement mais sûrement ma poule Wink un chapitre par mois, c'est promis XD La fiction devrait donc se finir dans approximativement... deux ans ? (a)

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 21:37

Tss... Quel humour! ^^
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 21:38

Bah, c'pas de l'humour ... un chapitre par mois ... j'ai déjà 5 chapitres, en deux ans j'ai 24 chapitres de plus et ça m'suffit x) xD

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 21:56

Mais j'vais pas attendre deux ans!! C'est trop long! ><
(a)
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 22:05

Baaaaaaaaaaaaaaaaah... Si, j'vais pas écrire plus vite que la musique x)) ou ptetre que cet été j'aurai plus de temps, ou aux prochaines vacances, jsais paas... bah on verra . XD

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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 24 Oct - 23:44

Ok, ok. Take your time! (:
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 21 Nov - 18:26

Chapitre Six: « Négatif, je suis une mite en pull-over. »

    « Multipass, insista la rouquine.
    - Oui, c’est bon, elle sait ce qu’est un multipass, lâcha le beau baraqué à côté d’elle en l’empêchant de brandir sa carte. »

    Ouh lààà, j’avais comme une forte impression de déjà-vu. Oh, mais si. C’était « Le Cinquième Elément » !! Quel rêve marrant. Je voyais Milla Jovovitch, alias Leeloo, et Bruce Willis qui jouait Korben Dallas. Amusant.
    Et soudain, le rêve changea. il n’y avait plus que moi, en chemise de nuit blanche (bizarre, celle dans laquelle je m’étais couchée était verte), les pieds nus, mes cheveux châtains volant dans le vent. Du vent. Un vent que je sentais sur ma peau.
    Quel rêve réaliste!
    La prairie s’étendait à perte de vue, je sentais l’herbe sous mes pieds, la rosée fraîche. La nuit tomba brusquement, les étoiles s’allumèrent comme si j’avais pressé un bouton. Les couleurs n’étaient pas normales; le soleil était d’un bleu teinté de rouge, avec des nuages noir d’encre, l’herbe était elle aussi trop foncée, ma peau trop blafarde. Je me mis à courir.
    J’avais l’impression d’être observée, mesurée. Un rire froid éclata dans ma tête et je poussai un cri, sans cesser de courir.
    J’ai peur!

    « Tu sais, si tu veux mourir, il y a d’autres moyens. Demande moi, ce sera moins douloureux je pense, si je te tue. »

    La voix acheva de me réveiller et j’ouvris les yeux.

    J’étais bel et bien dehors. D’où la réelle sensation de froid. J’étais pieds nus, dans ma chemise de nuit vert pâle, et je venais sans doute de courir; mon souffle était irrégulier. Je tournai les yeux vers la voix. Une voix froide, sensuelle, basse. Évidemment. Tom Jedusor.
    J’eus plus froid encore.
    Baissant les yeux, je remarquai que j’étais à quelques centimètres du Lac Noir. J’allais y plonger en rêve! Horrifiée, je reculai de quelques pas. L’horreur céda rapidement place à une colère noire.

    - Et tu m’aurais laissé tomber et mourir? Espèce de sale…

    Aucun mot ne semblait assez fort pour désigner Jedusor, et il me lança un sourire narquois. Charmeur. Et s’avança vers moi, jouant négligemment avec sa baguette entre ses longs doigts blancs.

    - Tu ne me diras aucun de tes secrets; tu ne me sers donc à rien, Sawyer. Tomber ou ne pas tomber, je m’en contrefiche.

    Ses paroles avaient (pour une fois) des accents de vérité. Il m’aurait laissée couler. Il m’aurait regardée mourir. Et cela ne lui aurait absolument rien fait.

    - T’es vraiment un enfoiré, lâchai-je.

    Il ricana. Très peu touché par mes paroles. Je me rendis alors compte que je tremblais de tous mes membres. S’il n’avait pas parlé, je serais tombée à l’eau.
    Plouf, plus de Millie.
    S’il n’avait pas parlé. Je levai brusquement les yeux vers lui.

    - Tu m’as réveillée. Si tu n’avais pas parlé, j’aurai plongé. Tu ne m’aurais pas laissée me noyer.

    Le sourire de Jedusor ne se figea pas, mais une étincelle s’alluma dans son regard. Appréciative. Eh oui, j’utilise mon cerveau, moi! D’une voix doucereuse, il murmura:

    - Peut-être parce que tu pourras me servir…

    Aurai-je été une Gryffondor, j’aurai fait deux pas en avant, et je me serais jetée dans le lac. Juste pour voir s’il venait me sauver. Mais rien qu’à l’idée de plonger dans cette eau glaciale, à l’idée que j’allais toucher le calamar géant, je frissonnais.
    Lui jetant un regard noir, je fis demi-tour. À pas rapides, je me dirigeai vers le château, mais, en cours de route, je me mis à courir.
    Je détestais l’idée de son regard sur moi, alors que j’avais le dos tourné, et je sentais une brûlure sur ma nuque.

    ***

    - Alors? Bien dormi?

    J’ouvris un œil. Le visage d’Eileen emplissait ma vision.

    - Non, pas vraiment, grognai-je.

    Me levant, je me frottai les yeux. Cette nuit avait été décisive. Jedusor voulait jouer à cela? Au jeu du « Moi je suis Lord Voldemort, tu es ma chose, je te souris et tu fonds, c’est ainsi » ?! Il allait voir ce qu’il allait voir, le petit.
    M’habillant rapidement, je fis exprès de mettre un débardeur moulant, un jean qui, d’après ma mère (bah ouais moi j’en sais rien hein) me mettait en valeur, et je me maquillai à l’aide d’un petit miroir de poche. Eileen se moqua:

    - Tu sais que tu peux faire ça avec la magie?

    Ah bon?

    - Oui mais non, manuellement, au moins, ça me réveille.

    En effet, il fallait rester concentrée pour pouvoir réussir son trait d’eye-liner.
    J’aurai dû être un garçon.
    Suivant le conseil d’Eileen, je rendis le maquillage parfait en faisant ressortir les couleurs. Noir. Bien évidemment. Un noir qui me rendait presque… ténébreuse.

    - Tu fais peur, lâcha Eileen, tes yeux sombres soulignés par autant de noir, ton jean sombre. S’il n’y avait pas le débardeur blanc, je jurerai de voir une mage noire.

    - Ahahaha. Super drôle.

    - Qui comptes-tu séduire comme ça? Se moqua mon amie.

    J’haussai les épaules et lui fit un clin d’œil.

    - Jedusor!

    Eileen se renfrogna aussitôt.

    - Je t’avais dit de faire gaffe à lui.

    Un sourire amusé étira mes lèvres. Nous étions samedi, je n’étais pas obligée de mettre l’uniforme de Poudlard, aussi le délaissai-je alors qu’Eileen le revêtait. Nous allions à Pré-au-Lard, et il faisait plutôt froid, aussi attrapai-je une écharpe et un gilet que je laisserai ouvert.

    - C’est lui qui ne me laisse pas tranquille. Il veut jouer avec moi. Eh bien il va comprendre qu’il n’est pas le seul à écrire les règles.

    Cette fois, le regard d’Eileen se fit presque admiratif, et je pris un air un peu gêné.

    - Tu vas défier Jedusor. Peu de gens s’y opposent. J’te félicite et te soutiens moralement, mais surtout, ne me mêle pas à ces histoires.

    Je lui souris d’un air rassurant. Non, je ne comptais pas l’y mêler, mais Tom allait apprendre mon nom. Je m’appelle Millie Sawyer. Je ne suis pas une Gryffondor, mais je ne supporterai pas que l’on piétine ma fierté comme cela!

    - Tu as quelque chose de spécial à acheter à Pré-au-Lard? Demanda Eileen.

    Je secouai la tête. Non, mon stock d’œufs de crapauds était plein, merci, tout va bien.

    - Nan, j’t’accompagne.

    Elle me sourit, et nous sortîmes du dortoir. Des bandes de morues appelées plus couramment élèves filles de Poufsouffle étaient surexcitées, dans le hall, et ne pouvait pas s’empêcher de se toucher comme si leurs vies en dépendaient. Non mais regardez moi ça. Je n’avais pas réellement de préjugés, mais franchement… dommage qu’il n’y ait pas de distributeurs de neurones, ça leur servirait mieux que d’aller à Pré-au-Lard. Je suis prête à ne plus y aller de l’année si ça pouvait rendre ces filles intelligentes!

    - Allez, vla qu’elles sont obligées de se prendre la main, de s’attraper le bras, de se serrer les unes contre les autres… on dirait des sardines en boîte.

    Eileen mit une main devant sa bouche pour masquer son rire, et nous sortîmes dignement sans plus leur accorder un regard. Elles ne méritent pas notre attention!

    - Et que faut-il faire pour attirer l’attention de la… ô si grande Millie Sawyer?

    Je sursautai. Qui, bon sang de bonsoir, était dans ma tête?! Je me retournai vivement, et tombai nez à nez avec… et non, pas Tom Jedusor, raté mes cocos! J’aurai reconnu entre mille sa voix horriblement douce et suave et je crois que j’aurai sans doute poussé un affreux juron; mais non, j’étais face à face avec Darren Corey. Un gars de Serpentard qui de temps en temps traînait avec nous, et qui sinon restait tout seul. Il était pourtant sympa, aussi sympa qu’un vert peut être, mais d’une ironie implacable qui ne laissait pas place au doute: ce gars cherchait la guerre verbale avec moi! Et un jour il l’aura.
    Mais sa phrase m’avait retournée. Avait-il lu dans mes pensées, ce blaireau, ou quoi? La meilleure défense reste l’attaque.

    - Ne pas avoir ta… ô si désagréable frimousse, mon gars!

    Bon, là je mentais un peu. Des prunelles incroyablement vertes dans lesquels on voyait quelques paillettes d’or, un sourire narquois, toujours en coin, des fossettes aux coins des yeux lorsqu’il riait, cheveux roux foncés tout en boucles, c’était le stéréotype du canon. Grand, large d’épaule, personnellement j’étais bien contente de ne pas être son ennemie, à défaut d’être son amie.

    - Ah, Sawyer, fit Darren d’une voix dramatique, tu me fends le cœur.

    - Ah, Corey, répondis-je sur le même ton, j’m’en contrefous.

    Eileen fit claquer sa langue sèchement.

    - Bon, les enfants, vous avez fini de vous entretuer avec vos vannes stupides? J’ai des achats à faire moi.

    Darren enfonça ses mains dans ses poches, et nous suivit alors que nous reprenions la route vers le grand portail.

    - Vous allez à Pré-au-Lard?

    - Non, à Ouagadougou.

    Il ne me fit même pas l’honneur d’un regard.

    - Je vous accompagne, j’ai déchiré ma dernière robe.

    J’haussai un sourcil. Les robes de sorciers étaient pourtant plutôt résistantes! En général il fallait seulement en acheter tous les ans.

    - Et en faisant quoi?

    Cette fois, il me jeta un coup d’œil, qui, de perplexe passa à narquois:

    - En me faisant courser par mes fans!

    J’eus l’extrême délicatesse de ne pas lui faire remarquer que, lorsqu’il n’était pas avec nous, les seuls fans qu’il avait étaient les gros bouquins de la bibliothèque.
    Tout en nous chamaillant dans la bonne humeur, Eileen acceptant gracieusement d’être notre coach, nous nous rendîmes au village.
    C’était la première fois que j’y venais sans Sirius, James, Lily, Severus et surtout Remus, et la nostalgie me prit soudain. Je me rappelais comme si c’était hier le jour où j’avais dû acheter cette stupide robe de bal; bal qui m’avait amenée à embrasser Remus pour la première fois.

    - Oh, Millie, tu dors?

    - J’essaie d’ignorer ton bavardage incessant. Échec.

    Darren ricana, et Eileen lança:

    - Six à quatre pour Mils! Match verbal terminé, on entre dans le magasin. Je ne veux pas qu’on sache que je traîne avec des lardons.

    Je levai les bras en V en signe de victoire, tandis que Darren relevait:

    - Lardons?

    - Oui, surtout dans ton cas. Ça ne réfléchit pas, et ça a plein de gras!

    - QUOI?! S’indigna le jeune homme, du gras, ça? C’est pas du gras, c’est du muscle! Y a que du muscle ici, petite prétentieuse!

    Affichant un sourire suffisant, Eileen entra dans le magasin alors que je m’observais sous toutes les coutures. Du gras, où ça? Hein, où ça? Ah oui, là, un petit peu.

    - Ça te dit on se met au sport dès demain? Demandai-je en lançant un petit coup de coude dans les côtes de Darren.

    Il me jeta un regard hautain.

    - Nul besoin, Sawyer, tout ça, c’est du muscle.

    - Marrant, mon coude s’est enfoncé dans du mou. Beaucoup de mou. Ton muscle il est atrophié, mon grand.

    Darren me jeta un regard colérique et s’apprêta un répliquer, mais il fut incapable de parler. Ses lèvres bougeaient, mais aucun son n’en sortait. J’ouvris la bouche pour le lui faire remarquer, mais c’était la même chose pour moi. Je jetai un regard vers Eileen, qui nous tournait le dos, et lui tapai l’épaule. Elle se retourna d’un air agacé, délaissant les yeux de scarabées et autres joyeusetés.
    « Enlève-moi ça! » articulai-je silencieusement. Elle secoua la tête.

    - Vous faites trop de bruit. Sortez du magasin, le sort s’annulera.

    Je tournai la tête vers Darren; il était déjà parti. Haussant les épaules, je retournai à l’extérieur. Croisant les bras, je bougonnais dans ma barbe, ayant retrouvé l’usage de la parole, cet idiot de Corey invisible. J’attendis patiemment qu’Eileen finisse ses courses, mais un hurlement déchira le silence.
    Je sursautai violemment. Ma tête heurta la porte du magasin, je poussai un grognement. Le cri venait de Darren, j’en étais persuadée. Des têtes se tournaient dans tous les sens, cherchant l’origine du bruit.
    Que faire, que faire, que faire? Partir à la recherche de Corey, retourner chercher Eileen pour demander son aide, ne pas bouger? La dernière solution me paraissait la plus envisageable; mais l’idée que Darren soit agonisant quelque part me tourmentait.
    Le Basilic était sorti de Poudlard, c’était affreux!

    - Mais non, espèce d’idiote, réfléchis, me morigénai-je.

    Darren était non seulement de Serpentard, mais également de Sang-Pur. Il n’avait pas été attaqué par le serpent géant de Jedusor. Bon, alors ça ne devait pas être si dangereux, pas vrai?
    Je me dirigeai à grands pas vers l’origine du bruit, la baguette entre les doigts.

    - Corey?

    Il n’y eut aucune réponse. Le grand espace où aurait dû être la Cabane Hurlante était complètement vide, et je restai un bref instant tétanisée; avant de me rappeler qu’elle serait construite avec l’arrivée de Lupin.
    Un mouvement dans mon dos me fit sursauter, et je me retournai. Pas assez vite. Un éclair argenté me toucha et je perdis aussitôt conscience.

    Aïe. J’ai mal. Remuant légèrement le bras, j’essayai de me déplacer, mais la douleur explosait dans mon crâne. Ma respiration était sifflante; un liquide me coulait sur le front, et ce n’était certainement as de l’eau. J’ouvris difficilement les yeux, mais cela ne servit pas à grand-chose; je devais être dans un endroit petit et entièrement clos, tout était noir. Et ça sentait le renfermé.

    - Sawyer?

    - Négatif, répondis douloureusement et stupidement, je suis une mite en pull-over.

    - De quoi tu parles? Lança la voix de Darren, visiblement aussi mal en point que moi.

    - Laisse tomber, le lardon, tu comprendrais pas.

    Les mots s’arrachaient à ma gorge. Je me concentrai pour poser une nouvelle question:

    - Où est-ce qu’on est?

    - Aucune idée. Je vais tuer Seward.

    Seward? Le toutou de Jedusor?

    - Qu’est-ce qu’il vient faire dans cette histoire?

    Moi, je m’imaginais déjà un réseau compliqué de gangsters sorciers qui nous auraient kidnappés pour une raison inconnue. Mais si ce n’était que Seward…

    - Je l’ai vexé la semaine dernière, et il a décidé de se venger. Il a dû t’attraper toi aussi, mais je ne sais pas pourquoi.

    - Parce que je suis partie à ta recherche, grognai-je, la chose la plus stupide que je n’ai jamais faite dans toute ma vie. Plus jamais je ne te chercherai, sois en sûr.

    En réponse, je n’eus qu’un grognement, puis sa voix amusée se fit à nouveau entendre:

    - Tu t’es inquiétée pour moi? C’est mignon.

    - Je m’ennuyais, rectifia-je.

    La mauvaise foi ne tue pas, que je sache, hein? Soudain, une voix merveilleuse retentit:

    - Millie? Corey?

    - Eileen! M’écriai-je, ramène tes fesses!

    Des bruits de pas se firent entendre, et une porte s’ouvrit violemment, nous inondant de lumière. Protégeant mes yeux de mon bras, je vis tout de même mon amie blêmir en voyant nos états.

    - Mais… vous vous êtes fait torturés ou quoi?

    - Pas à ma connaissance, grognai-je.

    - Oui, répondit Darren en même temps.

    J’ouvris de grands yeux et tournai enfin le regard vers lui. Une large blessure déformait sa joue gauche, il avait un cocard, et deux de ses doigts semblaient brisés. J’écartais les bras.

    - Comment j’suis?

    - Tu as juste une écorchure sur le front. Et t’es sale, me lança Eileen.

    Super, génial. Seward, j’aurai ta peau. Je tenais à ces fringues!


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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   Dim 21 Nov - 20:00

Bon d'abord, on se moque pas des poufsouffle, c'est clair?
Ensuite bah j'adooooooore! Ai-je besoin de développer?
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MessageSujet: Re: Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology   

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Les Temps les plus Inquiétants {A Millie Sawyer's Duology
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